Pour envoyer des mails depuis une adresse gadz.org, il est necessaire d'utiliser un mécanisme d'authentification pour empêcher toute usurpation d'identité.
Ce mécanisme d'authentification et d'envoi était disponible par l'intermédiaire des comptes Google gadz.org persos dont nous avons disposés jusqu'au 30 juin.
Il n'est donc plus possible d'envoyer des mails depuis gadz.org depuis le 1er juillet.
Par contre, la reception des mails envoyés à ton adresse @gadz.org continue à fonctionner. Redirection configurable sur ton profil Soce ici.
Quand gadz.org a été lancé il y a 25 ans, les contraintes de SPAM et risques de fishing / usurpations d'identité n'étaient pas les même qu'aujourd'hui.
Gadz.org possédait à l'époque son propre serveur SMTP et l'envoi de mail depuis gadz.ort était disponible pour tous.
Depuis, la donne a changé et le plus simple est de te donner ci-dessous l'explication claire et structuée fournie par Gemini 😁
Mais en résumé : rétablir le service d'envoi de mails depuis gadz.org necessiterait aujourd'hui de recourir à une offre payante (*), ce qui n'est ni dans l'ADN de gadz.org ni dans la mission de la Soce. Aussi a-t-il été décidé - en connaissance de cause - de fermer le service d'envoi de mail depuis gadz.org car les défis sont devenus inaccessibles pour une association comme la notre.
(*) voir les solutions alternatives au service gadz.org gratuit actuellement
Ce n'est pas tant la technique qui pose problème, mais plutôt la guerre permanente contre le spam menée par les grands fournisseurs (Gmail, Microsoft, Yahoo...).
Voici les principaux défis auxquels vous allez devoir faire face pour installer un serveur SMTP :
Configurer le serveur pour envoyer des e-mails est facile. Faire en sorte que ces e-mails arrivent dans la boîte de réception (et non dans les spams) est un art complexe. Les grands de la tech se méfient par défaut de tout nouveau serveur SMTP.
Pour prouver votre identité, vous devez configurer parfaitement plusieurs protocoles. Un seul faux pas, et vous êtes banni :
SPF (Sender Policy Framework) : Un enregistrement DNS qui liste les adresses IP autorisées à envoyer des e-mails pour votre domaine.
DKIM (DomainKeys Identified Mail) : Une clé cryptographique qui signe vos e-mails pour garantir qu'ils n'ont pas été altérés en chemin.
DMARC (Domain-based Message Authentication, Reporting, and Conformance) : La politique qui dit aux autres serveurs quoi faire si SPF ou DKIM échouent (ex: rejeter l'e-mail ou le mettre en spam).
Vous devez absolument lier votre adresse IP à votre nom de domaine (l'inverse du DNS classique). Si votre adresse IP 1.2.3.4 ne pointe pas vers mail.votredomaine.com, 99 % des serveurs distants rejetteront vos messages instantanément.
Quand vous lancez un nouveau serveur, votre adresse IP a une réputation neutre ou inconnue. Pour les filtres anti-spam, l'inconnu est une menace.
Le problème des IP résidentielles ou cloud : Si vous hébergez cela chez vous (sur une connexion Orange/Free/SFR), votre IP est probablement bloquée par défaut par les listes de blocage (RBL) car considérée comme une IP grand public. Même sur un VPS (OVH, DigitalOcean), l'IP que l'on vous attribue a peut-être été "salie" par un ancien utilisateur spammeur.
Le "Warm-up" (Préchauffage) : Vous ne pouvez pas envoyer 10 000 e-mails d'un coup le premier jour. Il faut augmenter le volume très progressivement pour que les algorithmes de Google ou Microsoft apprennent à vous faire confiance.
Un serveur de messagerie est une cible prioritaire pour les pirates. S'ils parviennent à l'exploiter, ils l'utiliseront pour envoyer des millions de spams, détruisant votre réputation en quelques minutes.
Éviter l'Open Relay (Relais ouvert) : C'est le piège du débutant. Si votre serveur est mal configuré, n'importe qui peut l'utiliser pour envoyer des e-mails. Vous devez restreindre l'envoi aux utilisateurs authentifiés.
Le chiffrement (TLS) : Obligatoire pour que les e-mails transitent de manière sécurisée. Il faut gérer et renouveler les certificats SSL/TLS (via Let's Encrypt par exemple).
La gestion des listes noires : Vous devez surveiller constamment si votre IP ne tombe pas dans une liste noire (comme Spamhaus). Si cela arrive, il faut mener des démarches pour en sortir.
Files d'attente (Queues) : Si le serveur en face (ex: Gmail) est temporairement indisponible ou vous limite (greylisting), votre SMTP doit être capable de stocker l'e-mail et de réessayer intelligemment plus tard.
Maintenance : Les e-mails n'attendent pas. Si votre serveur crash, vous perdez des messages. Il faut donc une surveillance (monitoring) constante et de bonnes sauvegardes.